Sillages - Congruences II by Michael Jarrell Orchestra - Sheet Music

By Michael Jarrell

Enregistrement

Sillage : "trace qu'un bâtiment laisse derrière lui à la surface de l'eau", dit le dictionnaire. Mais aussi : "Partie d'un fluide (liquide, air) que laisse derrière lui un corps en mouvement, perturbations qui s'y produisent." Enfant, Michael Jarrell se passionnait autant pour le dessin que pour la musique. Si cette dernière a fini par l'emporter, l'inspiration visuelle, graphique ou géométrique n'a pas complètement quitté le compositeur genevois. Dans son univers sonore, les sillages deviennent ondoiements, vagues ou remous, mais ils suggèrent également l'idée d'un passage, d'un élargissement. Il use d'ailleurs d'une image très éloignée de la sécheresse d'une définition de dictionnaire : celle d'une "plume qui tire une ligne sur un buvard". L'encre suit alors une vie propre au fur et à mesure qu'elle imprègne inégalement le papier, "Chez moi, les titres servent d'indice, de piste pour saisir l'idée poétique d'une oeuvre." On l'aura compris, les Sillages au pluriel de Michael Jarrell ouvrent un large éventail de sens, qui traduisent les préoccupations musicales, formelles ou simplement humaines du compositeur. Premier sillage, dont les remous indiquent une continuité dans le catalogue du compositeur. Cette création marque également la connivence qui le lie au clarinettiste Paul Meyer, auquel Jarrell a déjà dédié un concerto. "Par Paul, j'ai appris à connaître le flûtiste Emmanuel Pahud, puis le hautboïste François Leleux... J'apprécie énormément cette jeune génération de musiciens capables de jouer parfaitement les classiques, mais aussi de rester à l'écoute de leur époque." Deuxième sillage, affectif. Quant au troisième, on peut l'entendre dans la matière même de l'oeuvre, dès le début. Flûte, hautbois et clarinette jouent un la - cette même note qui, avant un concert, sert de repère pour l'accord des musiciens. Deux notes s'enchaînent à ce la, puis d'autres encore, reprises par l'orchestre, qui agit comme une sorte de reflet ou de miroir déformant. Le champ sonore s'élargit, et ces figures nées dans le souffle des bois solistes acquièrent une vie propre dans la formation symphonique qui les entoure. On retrouve cette idée tout au long de la pièce, en particulier dans un grand solo de hautbois aux deux tiers de la partition. "J'aime écrire à l'intérieur de règles et carcans plus ou moins rigides, toujours dans le but de canaliser l'énergie et l'expression", précise Michael Jarrell. "Comme un ruisseau aux nombreuses circonvolutions, mais qui ne déborderait jamais de son lit."Luca Sabbatini

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Details

Instrument:
Clarinet Flute
Ensembles:
Orchestra
Genres:
Contemporary
Composers:
Michael Jarrell
Publishers:
Editions Henry Lemoine
ISBN:
9790230983303
Format:
Score
Item types:
Physical
Artist:
Michael Jarrell
Usages:
School and Community
Number of Pages:
91
Shipping Weight:
0.59 pounds

Flute, oboe, clarinet and orchestra

SKU: LM.28330

Composed by Michael Jarrell. Ensemble music. Contemporary. Score. 91 pages. Duration 26'. Editions Henry Lemoine #28330. Published by Editions Henry Lemoine (LM.28330).

ISBN 9790230983303.

Sillage : "trace qu'un bâtiment laisse derrière lui à la surface de l'eau", dit le dictionnaire. Mais aussi : "Partie d'un fluide (liquide, air) que laisse derrière lui un corps en mouvement, perturbations qui s'y produisent." Enfant, Michael Jarrell se passionnait autant pour le dessin que pour la musique. Si cette dernière a fini par l'emporter, l'inspiration visuelle, graphique ou géométrique n'a pas complètement quitté le compositeur genevois. Dans son univers sonore, les sillages deviennent ondoiements, vagues ou remous, mais ils suggèrent également l'idée d'un passage, d'un élargissement. Il use d'ailleurs d'une image très éloignée de la sécheresse d'une définition de dictionnaire : celle d'une "plume qui tire une ligne sur un buvard". L'encre suit alors une vie propre au fur et à mesure qu'elle imprègne inégalement le papier, "Chez moi, les titres servent d'indice, de piste pour saisir l'idée poétique d'une oeuvre." On l'aura compris, les Sillages au pluriel de Michael Jarrell ouvrent un large éventail de sens, qui traduisent les préoccupations musicales, formelles ou simplement humaines du compositeur. Premier sillage, dont les remous indiquent une continuité dans le catalogue du compositeur. Cette création marque également la connivence qui le lie au clarinettiste Paul Meyer, auquel Jarrell a déjà dédié un concerto. "Par Paul, j'ai appris à connaître le flûtiste Emmanuel Pahud, puis le hautboïste François Leleux... J'apprécie énormément cette jeune génération de musiciens capables de jouer parfaitement les classiques, mais aussi de rester à l'écoute de leur époque." Deuxième sillage, affectif. Quant au troisième, on peut l'entendre dans la matière même de l'oeuvre, dès le début. Flûte, hautbois et clarinette jouent un la - cette même note qui, avant un concert, sert de repère pour l'accord des musiciens. Deux notes s'enchaînent à ce la, puis d'autres encore, reprises par l'orchestre, qui agit comme une sorte de reflet ou de miroir déformant. Le champ sonore s'élargit, et ces figures nées dans le souffle des bois solistes acquièrent une vie propre dans la formation symphonique qui les entoure. On retrouve cette idée tout au long de la pièce, en particulier dans un grand solo de hautbois aux deux tiers de la partition. "J'aime écrire à l'intérieur de règles et carcans plus ou moins rigides, toujours dans le but de canaliser l'énergie et l'expression", précise Michael Jarrell. "Comme un ruisseau aux nombreuses circonvolutions, mais qui ne déborderait jamais de son lit."

Luca Sabbatini

Enregistrement

1 CD aeon, AE0752, ...prisme / incidences...
...prisme / incidences... - Sillages - Trois Etudes de Debussy - Abschied
Emmanuel Pahud* (flûte) - Paul Meyer (clarinette) - François Leleux (hautbois) - Hae-Sun Kang (violon) - Marino Formenti (piano) - Orchestre de la Suisse Romande, Pascal Rophé (direction)
* avec l'aimable autorisation de EMI Classics